Environ à mi-parcours du convoyage retour, l'équipage de COMMEUNSEULHOMME nous fait un point sur la situation : 

"Tout va bien à bord. On commence à mettre un t-shirt la nuit et les duvets ont fait leur apparition. Notre objectif est de remonter prudemment en préservant le bateau et les voiles, mais pour le moment nous n’avons ni l'option de tirer sur la machine ni celle de devoir ralentir car nous sommes au près depuis la sortie du Pot-au-noir dans un vent variable entre 10 et 18 nœuds. Le jeu pour le moment consiste donc à prendre ou enlever un ris dans la grand-voile et à jouer avec les ballastes avant et centraux afin de trouver la meilleure stabilité longitudinal. La mer est plutôt calme dans l’ensemble mais elle nous offre de temps à autre une vague sortie de nul part qui fait bien taper le bateau. La nuit dernière nous avons eu une zone de transition à gérer, en quelque sorte une porte d'entrée pour accéder au régime de dépressions hivernales de l’ atlantique nord. Donc nous devrions bientôt retrouver une vie à plat avec de nouveaux bruits, comme le sifflement des appendices et celui du vent dans les haubans.
Nos derniers routages (voir l'article de Didier Ravon), nous donne actuellement une ETA au 17/18.
15 jours de mer pour rentrer du Brésil c'est top !

Tchuss, La triplette de Rua Hatu ».

Il y a environ 3900 milles en ligne droite entre Recife et Port-la-Forêt. COMMEUNSEULHOMME (Rua Hatu de son joli petit nom de baptême) a déjà parcouru 2000 milles et se trouve à 800 milles des Accores et 1900 milles de son port d'attache.
Pendant ce temps là, Eric soigne son bras et son amour propre, plus affecté de ne pouvoir faire ce retour en solitaire que physiquement atteint. Après quelques jours de repos au Brésil, il est maintenant dans l'avion pour rentrer en France via Lisbonne et venir voter dimanche ...