La semaine dernière, Eric Bellion révélait finalement le nom de son coéquipier pour la Transat Jacques Vabres.
C’est le jeune navigateur britannique, Sam Goodchild, qu’Eric Bellion a choisi d’embarquer avec lui sur COMMEUNSEULHOMME.

Parce que c’est la plus fameuse des courses en double la transat Jacques Vabre est l’occasion idéale pour Comme un seul Homme de traiter la deuxième étape de sa démarche: faire confiance.

Outre leurs différences culturelles, les deux navigateurs ont des profils radicalement différents. Sam est un coureur professionnel déjà bien expérimenté pour son jeune âge. Eric lui n’appartient pas au monde de la course au large. Il utilise la voile sportive pour développer des projets humanistes.
Les deux hommes ont conscience qu’ils n’ont ni le meilleur palmarès ni le meilleur bateau pour briller sur cette transat. Ils ont donc décidé de tout miser sur la qualité de leur collaboration et en tout premier lieu la confiance entre eux.

Suivez-nous à la rencontre de Sam Goodchild ...

Sam, peux-tu te présenter en quelques mots?

Je suis Sam, un navigateur Anglais. J'ai passé ces 4 dernières années à naviguer dans le cadre du circuit du Figaro, je suis membre du Pôle Finistère Course au Large, je me ‘francise’ lentement mais sûrement et avec plaisir.

Comment as-tu rencontré Eric ? Comment en es-tu venu à décider de naviguer pour la Transat Jacques Vabres aux côtés d'un français ? Était-ce une décision difficile à prendre ?

Nous avons été présentés par Michel Desjoyeaux qui a suggéré que nous naviguions ensemble. Mon ambition est de faire le Vendée Globe, donc la Transat Jacques Vabre était une opportunité fantastique d’acquérir de l'expérience. Grâce à 4 années passées en France, naviguer avec un français n’est plus trop effrayant. L’introduction par Mich et l’enthousiasme d’Eric à propos de son projet ont fini de me convaincre et je n'ai pas eu à réfléchir très longtemps avant de décider de le rejoindre.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans le projet Comme un seul Homme ?

Rencontrer Eric et l’entendre parler de son projet, de ses messages, de ses ambitions et des raisons qui motivent le projet. C’est génial de faire partie d’un projet qui va au delà de la compétition. Moi et les autres membres de l'équipe avons déjà commencé à apprendre à mieux travailler ensemble et j’espère que nous pourrons porter et diffuser le message autant que possible.

Qu'est-ce que la diversité signifie pour toi ? Dans ta profession ?

La diversité est l’une des meilleures choses, particulièrement pour le sport et la voile. Les gens de différents âges, de différentes cultures, niveaux sociaux ou éducations se retrouvent sur le même bateau, et une fois là, il n'y a plus de différence. Nous apprenons à travailler ensemble pour être aussi performants que possible et ce, que l’on soit marin amateur ou professionnel. Nous sommes tous reliés par une même passion : faire de la voile.

Qu’espères-tu gagner de cette expérience ?

Avec Eric nous commençons à apprendre à vivre et travailler ensemble, ce qui, bien évidemment, est très important pour naviguer sûrement et rapidement durant les 3 semaines de la TJV. Une TJV sur un Imoca est une occasion fantastique pour nous deux de progresser et devenir des marins complets, Eric pour son Vendée Globe 2016 et, moi je l’espère, pour le mien aussi un jour !

Merci Sam. Et bon vent !